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La Radiothérapie

La radiothérapie est un type de traitement du cancer qui n'a cessé d'évoluer depuis le début du 20ème siècle. Son principe est de bombarder la tumeur et les ganglions satellites (premiers relais de la métastase) à l'aide de rayons X, d’électrons ou d’hadrons, produits dans des accélérateurs linéaires ou circulaires.

Tout d’abord, afin de commencer le traitement, il faut avoir pu détecter cliniquement la tumeur. Le graphe ci-dessous nous le nombre de cellules cancéreuses nécessaires à la détection du cancer.

graphique detection cancer

Pour agir sur une cellule donnée, il faut pouvoir l'atteindre avec les rayonnements. La profondeur atteinte par les rayons dépend de leur type et de leur énergie. La radiothérapie utilise différents types de particules : les particules chargées telles que les électrons, les protons, les ions carbone, et les rayons X. La dose d’irradiation est par définition l’énergie déposée par unité de masse de la matière. Elle se mesure en gray (1 Gy = 1 J / kg).

Les deux principaux types de rayonnements utilisés en radiothérapie sont les rayons X et les électrons. Les photons, grains d'énergie pure, ont la particularité d'être pénétrants. Cela permet de détruire des tumeurs profondes chez le patient. En revanche, les électrons déposent leur énergie dans les premiers centimètres de tissu puis ils s'arrêtent brusquement. Cela permet d'épargner les organes plus profonds. Le radiothérapeute choisit donc parmi sa collection de particules, celle dont il va se servir pour détruire la tumeur. Il ne faut laisser aucune cellule cancéreuse tout en épargnant au mieux les tissus sains environnants, ce qui rend cette technique très complexe. En radiothérapie, pour épargner les tissus sains voisins de la tumeur, on utilise de nombreux faisceaux avec des énergies adaptées à la taille et la profondeur de la tumeur.

Le but de l’irradiation est l'endommagement de l'ADN des chromosomes des cellules malades pour les empêcher de poursuivre leur mitose. L’irradiation provoque des lésions au niveau de l’ADN qui contient les commandes de nos cellules. Le but est de condamner les cellules cancéreuses de cette manière, elles ne mourront pas en effet de façon immédiate. La cellule peut continuer à vivre tant qu’elle n'a pas besoin des parties de l’ADN détruites par les rayonnements. Au moment où la cellule se divise, elle a besoin de tout son ADN. Elle ne parvient pas à transmettre ses gènes à ses cellules filles : les lésions vont empêcher le dédoublement, faire échouer la division et entraîner la mort de la cellule. Les cellules cancéreuses peuvent ainsi rester longtemps présentes chez le patient, leur mitose pouvant être programmée à quelques heures ou encore quelques années.

En ce qui concerne les doses de rayonnement il existe des seuils à ne pas dépasser. Ceux-ci sont spécifiques à chaque organe et sont bien définis, car si un organe perd une quantité trop importante de cellules, cela peut mener à son disfonctionnement partiel ou total.
Mais la dose d’irradiation n’est pas le seul facteur important :
-Le volume où elle est délivrée est primordial (une dose de 10 Gray serait mortelle si elle était délivrée sur tout le volume du patient tandis que sur 1 millimètre les conséquences seraient minimes ou inexistantes)
-De même, la façon dont elle est délivrée dans ce volume, c'est-à-dire sur combien de temps et en combien de séances est importante. Effectivement, les séances étant réparties sur plusieurs semaines, les tissus affectés ont le temps de se régénérer. Une quantité de cellules saines est aussi touchée par les rayons. L'étalement des séances sert à éviter les accidents dus aux surdosages, et aussi à permettre à certaines lésions de l’ADN de se réparer spontanément.

Certains malades sont hypersensibles aux rayons. Malheureusement il n'existe pas de méthode pour détecter cette sensibilité chez le patient. Ils seraient estimés par les radiothérapeutes comme représentant 1 à 2 % des malades cancéreux, ce qui est notable. Ces malades sont prédisposés génétiquement: ils en ont hérité de leur parents. Au niveau cellulaire cette hypersensibilité aux rayonnements est caractérisée par l'incapacité de réparer ces lésions de l'ADN suite aux rayonnements. Tout de même des recherches sont menées pour créer des tests susceptibles de détecter ces malades avant le traitement. Les lymphocytes (sous-type de globules blancs) pourraient probablement fournir cette réponse. En attendant les patients sont surveillés avec attention au cours de leur traitement.

photo radiotherapie

Accélérateur linéaire d'électrons pour la radiothérapie